Editions: LESSIUS NOUVEAU
Les arbres rendent les cultures et les religions meilleures. Ils leur confèrent un surcroît de douceur. Et l’olivier, qui est cultivé sur toutes les côtes et les arrière-pays de ce bassin, le fait de manière singulière. S’il est, comme l’a écrit l’agronome romain du premier siècle Columelle, « le premier de tous les arbres », il est aussi le premier dans sa manière d’adoucir l’expérience humaine et religieuse.
La narration que ces pages esquisseront partira d’une « composition de lieu » : depuis l’endroit où il parlait, le pape François voyait la baie de Naples à travers la ramure de grands arbres. Il avait à sa droite une enfilade de lecci monumentaux, ce chêne au feuillage persistant, typique du bassin méditerranéen. De manière analogue, les pages que voici envisageront la Méditerranée à partir de ses arbres ; à partir de l’un d’entre eux, en fait, l’olivier, au rôle caractéristique dans le paysage, la vie sociale et le patrimoine religieux du monde méditerranéen.

