Editions: HEROS LIMITE
Journal d un jeune ouvrier de General Motors, L ouvrier américain donne à voir le quotidien vécu du monde de l usine loin de toute idéalisation, de toute doctrine, de tout misérabilisme. L auteur, qui publie sous le pseudonyme de Paul Romano, se veut passeur d une réalité, cherchant à exprimer « [les] pensées les plus intimes dont le travailleur parle rarement, même à ses collègues de travail ». Le texte a pour personnage central cette communauté ouvrière, bien plus qu une « masse », avec laquelle l auteur fait corps. « Leurs sentiments, leurs soucis, leurs joies, leur lassitude, leurs fatigues, leurs colères, je les ai tous partagés d une manière ou d une autre. »Ce texte, traduit et publié dans les premiers numéros de Socialisme ou barbarie, a eu un certain retentissement dans la gauche ouvrière de l époque. Par les yeux de Paul Romano, c est la face méconnue, si rarement décrite par ses acteurs eux-mêmes, de l appareil de production moderne que nous contemplons.

