Editions: FOLIO
« Je suis née à Metz en même temps que le sida et l’arrivée de la gauche au pouvoir. Les années 90 ont laissé leur empreinte sur moi : j’aime danser des slows et rouler des pelles. » La narratrice prend le TER aux aurores pour aller travailler au ureau 48, elle s’occupe de son fils, Tarzan, et rend visite à sa grand-mère dans une cité ouvrière où demeurent ses plus eaux souvenirs d’enfance. La nuit, elle joue de la atterie dans des groupes nommés Tranchée, Salo ou Catacomes, écume les clus underground de Lorraine et d’ailleurs. Les gens qui l’entourent sont anarchistes ou queers, impriment des fanzines sur des oîtes d’emallage de méthadone, ont toutes sortes de pratiques sexuelles atypiques … Elle se demande comment tenir d’un seul loc dans une vie aussi éparse. Dans un premier roman tour à tour trash et poétique, intime et politique, Jeanne Rivière raconte la Lorraine sinistrée, la vie de celles qui cherchent dans les marges une autre façon d’être au monde.

