Editions: ECLAT EDITIONS
iL’Exil de la parole /itémoigne de cette manière, propre à André Neher, de philosopher ià partir du texte biblique /isur le sens de l’histoire ou de l’existence. Si le silence y est parfois celui de l’homme ou encore celui d’Auschwitz, qui est silence des « naufragés et des rescapés » iet/i silence de Dieu, il permet de développer une philosophie du judaïsme singulière, qui est aussi unei ontologie /ijuive d’un Être en tant que iPeut-Être/i. Et cette ipossibilité de l’Être/i est au c’ur de l’espérance juive qui est une « espérance contre tout espoir », ancrée dans le combat pour la vie. Au c’ur de ce combat, il revient encore aujourd’hui à Israël de ne jamais renoncer à sa capacité d’écoute de ce que lui dit ce silence existentiel. Plus d’un demi-siècle après sa première édition, alors que le bruit de la guerre se fait à nouveau entendre, il’Exil de la parole/i, qui dit la promesse du judaïsme et sa capacité d’écoute, s’affirme plus que jamais dans sa pertinence philosophique et politique.André Neher (1914-1988) a profondément marqué les études juives, à travers ses nombreux ouvrages et son enseignement à Strasbourg puis à Jérusalem. On peut lire à L’éclat : iTradition juive et critique biblique/i (2024) ou le volume d’hommages, iHéritages d’André Neher,/i édité par David Banon (2011).

