Editions: ACTES SUD
Veules, médiocres, obscurs, les acteurs de ce drame – une sombre conspiration nihiliste dans une quelconque ville de province – gravitent autour de la figure de Stavroguine, « démon » baudelairien, « homme de l’orgueil, homme du défi – mais d’un défi dans le vide ». Car ce roman (c’est son traducteur André Markowicz qui souligne) « n’existe finalement que pour semer le trouble, égarer, emporter, faire tournoyer, attraper des éclairs, et, à la fin, par une espèce de bouffonnerie indifférente, pas même grimaçante, non, grotesque, abandonner le lecteur, essoufflé, avec rien. Possédé. »

