Editions: EDITIONS ARPA
bEt si notre responsabilité politique n’était pas de restaurer le passé, mais d’assumer pleinement le présent ?p
Nous vivons une époque crépusculaire : crises économiques, guerres, urgence climatique, malaise culturel. Incapables de donner sens à notre présent et d’imaginer un avenir désirable, nous voyons proliférer, à gauche comme à droite, des discours politiques nourris par la mélancolie et la nostalgie d’un passé supposément meilleur (le fantasme de l’Amérique blanche aux États-Unis, le temps des colonies en France, les Trente glorieuses partout en Europe…). Un futur annulé, un passé regretté ‘ et, à chaque fois, un même repli fait d’impuissance, de ressentiment et d’une aspiration obsédante : rentrer » chez soi « .
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S’appuyant sur Proust, mais aussi sur &#381i&#382ek, Kristeva ou Platon, la philosophe espagnole Clara Ramas analyse la mélancolie de notre époque. Admettant d’emblée l’impossibilité d’un retour au passé ‘ car nous sommes toujours en mouvement, jamais tout à fait chez nous ‘ elle nous invite à accepter une possibilité inattendue : non pas celle de récupérer un temps perdu, mais celle d’apprendre à aimer notre présent autrement.
iLe temps perdu /i
esquisse ainsi une grammaire nouvelle ‘ une grammaire du temps perdu ‘ qui refuse la nostalgie réactionnaire et réaffirme une responsabilité politique envers le présent.
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