Editions: DU ROUERGUE ED.
Tout en jardinant, le papapa répond à sa petite fille qui l’interroge sur le sort de la mamama, mamama évoquée au début de l’album par l’interdiction de boire.
Elle est là, et on voit sa silhouette bleue qui aide son mari (par exemple, en transformant en pluie fine le jet d’eau), qui apporte son soutien, et qui emporte le vin !
Avec ses objets de récupération, patinés ou rouillés, (cadenas, bouchons, écorces, étoffes et fils de fer) Christian Voltz fait vivre le quotidien du couple. L’humour des réponses du grand-père contrebalance l’émotion qui se dégage des souvenirs tendres et des questions sur la mort. Ceux que nous avons aimés vivent dans notre mémoire et, ainsi, nous aident à vivre. A la fin du récit c’est le papillon (présent depuis le début) qui vient se poser sur la joue du petit, là où l?absente l?a embrassé, comme pour se rassurer : quand on parle de ceux qu’on aime, ils ne sont pas loin.
Le texte épuré, les onomatopées, l’utilisation de la typographie, la mise en page, renforcent la subtilité du propos.

