Editions: AD SOLEM
Aube et enfance, pardon et renaissance : attentive aux » sources phréatiques du silence « , la parole du poète traduit ce mouvement d’effacement du devenir devant l’être qui ne se laisse percevoir que dans la vigilance poétique de l’instant. » Une lenteur prolongée s’immisce dans ces pages, écrit Nathalie Nabert, comme l’atmosphère d’un recueillement. Le poète Gilles Baudry fait paraître à ciel ouvert frère Gilles, moine bénédictin de l’abbaye Saint Gwenolé de Landévennec.
Demeure le veilleur nous fait passer du temps humain au temps divin avec la simplicité d’une parole retournée à l’essentiel « . » De quelle aube suis-je l’enfant / De quel pardon suis – je rené ? » demande le poète. Le moine répond moins qu’il n’épelle dans ses poèmes psalmiques le » nom « .

