Editions: ECOLE DES LOISIRS
De son style enjoué et complice, Totoche ouvre les bras. Il invite l’enfant à entrer dans son histoire, à venir jouer sous sa tente. Le petit pif tout rouge. Le pied gauche en mouvement. Totoche est impatient. Nous retrouvons sa mine enjouée à la page titre. Nous sommes d’autant plus surpris d’apprendre au début du récit que Totoche s’ennuie. Catharina Valckx a réussi à créer un lien affectif entre le lecteur et Totoche. D’autant plus que la notion de manque, propre au conte introduit le récit. Cette reconnaissance de l’ennui permet à l’enfant de s’identifier pleinement.
Le héros est prêt à faire n’importe quoi pour trouver une occupation et combler sa solitude. Ainsi, il se fait porte-manteau pour Madame la Taupe. Comme Totoche l’abreuve aussi d’une interminable logorrhée, elle l’envoie promener. Entre Lazare, l’oiseau, et Totoche, naît une rencontre sincère et riche de connivence. L’humour est de la partie.
Catharina Valckx porte un regard compréhensif et respectueux sur l’enfant. Les adultes qui l’ccompagnent dans ses expériences sont généreux et sans jugement. Remarquons que, souvent, les affirmations de Totoche sont en contradiction avec son comportement. Beaucoup d’enfants (et d’adultes) s’y retrouveront.
L’utilisation d’animaux humanisés donne une note de fantaisie et d’humour. Chaque scène se déroule en gros plan. Le texte en dessous des images rend la lecture aisée.
Sur la dernière image, on découvre Totoche et Lazarre s’éloignant en tournant le dos au lecteur, signifiant ainsi que l’aventure du jeune héros s’arrête là.

