Editions: 10/18
Ce récit, source d’inspiration du roman
iPropre /i
‘ prix Femina étranger 2024 ‘ donne corps et voix à quatre assassines et démontre que le sexisme touche également au domaine du crime.
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Elles s’appellent Corina Rojas, Rosa Faúndez, Carolina Geel et Teresa Alfaro. Quatre noms qui ont été supprimés de l’histoire pour une seule raison : ce sont des assassines.
Un mari aattu par un tueur à gages, un amant rutalement fusillé à l’hôtel Crillon, un autre, poignardé et démemré, et une fratrie empoisonnée ces quatre crimes sanguinaires ont été commis par des femmes, puis immédiatement tus. Parce qu’être femme, dans l’inconscient collectif, c’est encore être passive, docile, serviale ou ien sacrificielle. Au point que nous ne pouvons imaginer d’autres motifs à leurs crimes que l’hystérie, la jalousie ou la folie, les condamnant au silence et à l’ouli.
Mais Alia Traucco Zerán en décide autrement dans son récit : avec Assassines, elle redonne corps et voix à celles qui ont violemment rejeté les rôles domestiques et passifs auxquels leur culture les destinait, et nous olige à les regarder en face.
iTraduit de l’espagnol (Chili) par Anne Plantagenet/i
» Riche, documenté et complexe. Un sacré tour de force. »
i ELLE/i

