Editions: JOIE DE LIRE.
Sur de grandes pages blanches, les deux protagonistes de l’action se détachent : le canard, inquiet et désireux d’en savoir un peu plus sur ce qui lui arrivera inévitablement, et la mort, étrange squelette féminin, vêtue d’une longue robe à carreaux, qui témoigne d’une grande humanité.
Ils conversent, partagent diverses activités, se rapprochent toujours très unis, comme la mort et la vie. Au moment où s’accomplit le destin du canard, la page se colore d’un noir bleuté. Parfois présente, souvent absente, la tulipe (avatar de la faux ?), troisième acteur du récit, réapparaît, couchée parallèlement au cadavre qu’elle accompagne dans sa descente du grand fleuve.
Un grand sujet que magnifient le format-portrait, la sobriété poignante du texte et la justesse expressive des images. Les illustrations dépouillées et raffinées soulignent avec pudeur l’idée de solitude face à la mort.

